Le thème de l’assise
Cette assise est consacrée à l’amour d’Allah al-mahabba. Le message central est que celui qui est privé de cet amour vit sans vraiment vivre : il ne goûte pas à la douceur de la foi. Pour le véritable croyant, l’amour le plus brûlant et le plus enraciné est celui de son Créateur, et rien sur cette terre ne peut rivaliser avec Allah dans son cœur. L’assise prolonge le thème de la douceur de la foi en se concentrant sur cet amour : sa supériorité, sa nature, et les moyens de le préserver.
Les messages clés
Aimer Allah plus que toute créature. Le Coran (sourate Al-Baqara) décrit ceux qui prennent des égaux à Allah « en les aimant comme on devrait aimer Allah », puis affirme : « mais les croyants sont plus intenses dans leur amour pour Allah ». La société pousse à adorer le matériel, l’image et le regard des créatures ; le croyant, lui, place son amour le plus profond en son seul Créateur.
La foi a un goût. La foi n’est pas un ensemble de règles sèches et d’interdits : elle a une saveur, un délice. Et l’on ne goûte à ce délice que lorsqu’Allah et Son Messager deviennent plus importants que notre propre confort, nos opinions et le monde entier. Le Coran (sourate Maryam) promet que pour ceux qui croient et font le bien, Ar-Rahmân établira un amour (wudd) un amour empreint de miséricorde.
Le vide que rien d’autre ne comble. Coupé de l’amour divin, un amour vertical et parfait l’être humain se met à mendier l’amour des créatures de façon horizontale, cherchant à remplacer le parfait par l’imparfait. Or rien d’imparfait ne pourra jamais combler le cœur. Cet amour ne doit pas être une simple parole sur la langue, mais une réalité enracinée dans le cœur.
Adorer par amour, non par contrainte. Il existe des degrés dans l’intensité du lien à Allah, comme il existe des degrés dans la science ou la foi. Parmi les plus hauts degrés : L’adorer par amour, et non par peur.
L’amour d’Allah se répand sur terre. Selon le hadith de l’ange Jibrîl, lorsqu’Allah aime un serviteur, Il appelle Jibrîl : « J’aime untel, aime-le donc » ; Jibrîl l’aime, l’annonce aux habitants du ciel, puis l’agrément lui est accordé sur la terre.
Comment préserver cet amour
Le signe d’alarme : une prière qui pèse. Quand la prière devient lourde à accomplir, ce n’est pas un détail : c’est le symptôme d’un cœur malade et d’un éloignement. Cela appelle un bilan honnête sur ses choix, travail, fréquentations, éducation des enfants.
Le choix des fréquentations. Le Coran (sourate Az-Zukhruf) avertit que « les amis intimes seront, ce Jour-là, ennemis les uns des autres, sauf les pieux ». La question à se poser est double : mes amis me rapprochent-ils d’Allah ou me poussent-ils vers le feu et suis-je moi-même une cause d’éloignement pour mon frère ?
L’invocation. Le Coran (sourate Ghâfir) rapporte la promesse d’Allah : « Invoquez-Moi, Je vous répondrai ». Se connecter à Lui par le du’â, verticalement, est une garantie offerte au croyant.
Le message final
L’assise se conclut par une invocation pour purifier les cœurs de l’orgueil, de l’hypocrisie et de la négligence, pour s’affranchir de l’esclavage du regard des créatures et attacher l’âme à Allah de façon verticale et absolue, pour nouer une relation fusionnelle avec le Coran printemps du cœur et pour vivre et mourir sur l’islam.